Birth O Rebirth Cycle+

Birth O Rebirth Cycle

Birth O Rebirth Cycle+

Birth O Rebirth Cycle

Le Labyrinthe…

….
 Les Seigneurs sont de retour / La domination des spectres est révolue / Mosaïque d’images intérieures. L’œil de la vision / Savez-vous que nous subissons une lente et méthodique décomposition de notre Œil intérieur & qu’une cataracte aiguë le ronge et l’atrophie / Regardez ! Regardez ! Le soleil sombre à l’horizon / Voyez-vous le soldat qui porte un seau de sang ? Voyez-vous venir le drapeau qui tue ses enfants ? Avez-vous oublié le chemin qui mène au Royaume ? Avez-vous oublié la vie ou êtes-vous déjà morts ? / Où sont les terres dont parlent les livres anciens ? (l’océan les a recouvertes de ses larmes d’argent.) / Le troisième œil souffre de cécité / Savez-vous qu’il existe une terre où les loups sont rois et les forêts royaumes ? Savez-vous qu’il existe une terre où les oiseaux ne meurent jamais ? Une terre où les quatre vents chantent des mélodies d’amour aux fleurs de printemps (et où donc étiez-vous quand le plan fut distribué ?) / Célébrons les symboles et les mythes des civilisations anciennes.

Un éveil. La lune d’ivoire sombre dans la mer où des femmes aux seins d’argent allaitent leurs enfants. La lune est une vieille femme aux dents gâtées… Toujours silencieuse / La solitude est étranglée par la multiplication d’étranges dieux qui dansent autour d’une mare de sang sec / Jadis, si je me souviens bien, je croyais en l’Eternel, en son doux visage trompeur et cruel. Monstrueux manipulateur, assassin de mon sommeil. Je me noie dans les méandres du plaisir et de l’oubli / Les artifices de la civilisation matérialiste étranglent le globe mou / Les couleurs du progrès terniront peu à peu et, les formes s’éroderont et, s’affaisseront et, s’amolliront et alors, seules les vibrations resteront intactes / Les nuages fanent au-dessus des terres arides.

De la tristesse électrique naquit la créature / La ville. Mollusque tentaculaire aux mille néons, du ventre de la bête –gonflé à mort – jaillissent mille démons. Dans la fourmilière, la beauté se disloque, s’ouvre les veines. Une armée de moutons cancéreux marche vers l’échafaud en chantant des vers profanes / Ici vécurent des hommes au passé douloureux. Les imposteurs mangent avec leurs doigts des festins volés. L’araignée de béton tisse sa toile. A bout de souffle, la plupart des insectes succombent sous sa belle et calme terreur douce / Dans les rues, des femmes nues chevaucheront de blanches licornes aux yeux rouges / Les murs hurleront sur leur passage car, elles emmèneront avec elles, les couleurs orangées de l’aube.

Le joyau se décompose. Sa chair se raréfie et se pare de somptueuses blessures, de plaies suintantes. Sa beauté est convulsive / La rétine de l’Esprit devient triste, blafarde et pesante, en proie à une désagrégation dévorante / Nous épluchons notre peau, écorchons notre visage, pour voir sous la surface… la puanteur à l’état brut.

Amis, vous vous trompez en me livrant au peloton d’exécution. Je ne suis ni fou, ni sorcier. (Une multitude de personnages s’amasse autour du grand chêne qui abrite la meute de hyènes.) / O Créateur, pitié ! J’aurai voulu encore cultiver ma gangrène / Cigarette / Au nom du Père…

Un corps se balance au bout d’une corde. EXECUTION. Dans la foule, quelques spectateurs ont les yeux affamés et l’écume aux lèvres. 

L’œil est un cristal dont chaque facette donne la position d’une étoile, d’une constellation. L’iris est une planète lointaine / La main de l’Artiste est une extension de son Œil intérieur.

Nous vivons, nous mourons, et la mort n’arrête rien. Nous poursuivons le voyage dans le labyrinthe.

Birth O Rebirth Cycle+

Birth O Rebirth Cycle

Birth O Rebirth Cycle+

Birth O Rebirth Cycle

Birth O Rebirth Cycle+

Birth O Rebirth Cycle

Birth O Rebirth Cycle+

Birth O Rebirth Cycle

Birth O Rebirth Cycle+

Birth O Rebirth Cycle